mardi 5 décembre 2017

Panthéon Personnel : Mon Hadès

Hadès est l’un de mes guides principaux. Pourtant assez discret, il est omniprésent dans ma pratique. Il est pour moi un Dieu d’un grand réconfort auprès de qui je trouve souvent de quoi me régénérer, m’ancrer, me reposer. Dieu du Royaume des Morts, il est assez diabolisé dans nos sociétés modernes qui ont peur de cette notion de repos éternel. C’est la peur du rien, du vide et du macabre qui a sans doute créé cette crainte envers ce Dieu. Et bien sûr, ce sombre épisode d’enlèvement et de viol lui colle à la peau. La légende veut qu’il ait ravi Perséphone à sa mère Déméter pour la forcer à l’épouser et rester auprès de lui dans les enfers. De quoi lui créer un sacré costard de sale type. Ce qui est intéressant, c’est que tous les témoignages sur lesquels je tombe de personnes qui travaillent de façon proche avec lui ou Perséphone, son épouse, vous diront la même chose : ils ne croient pas en cette histoire. Ils voient en cette descente aux enfers de Perséphone une tranche de vie initiatique d’une jeune fille devenant femme. Et, pour avoir passé du temps dans le Royaume d’Hadès en compagnie de l’intéressé et de son épouse, je confirme qu’il se dégage un immense amour et une immense confiance entre ces deux divinités et que Perséphone m’inspire une liberté peu commune. Elle est une Déesse de choix, une femme déterminée et pleine d’assise. Peut-être que le monde avait besoin d’un bouc émissaire et que le type qui passe sa vie planqué avec les morts avait le CV parfait…



L’Appel d’Hadès

Chose exceptionnelle, Hadès m’est apparu la même nuit qu’une autre guide. Il s’est partagé un rêve avec la douce et guérisseuse Aine du panthéon Irlandais. A priori, aucun rapport avec le Grec et funeste Hadès. Et pourtant, ces deux-là se pointent souvent aux mêmes moments pour moi sur de nombreux sujets et je crois déceler une sorte de connivence entre eux, comme si Aine était, par de nombreux aspects, une sorte de miroir de Perséphone, une lointaine cousine venant d’une autre contrée. Elle est d’ailleurs, elle aussi, attachée à des épisodes un peu obscures de viol et de mariage. Dans ce rêve où Hadès et Aine m’appelaient, je dessinais sur un calepin. Je dessinais tout d’abord une belle femme fée et écrivais « AINE » en dessous (nom et déesse qui m’étaient totalement inconnus à l’époque) puis je me dessinais moi-même, en tant que Reine des Enfers. J’entendais ensuite dans mon dos le nom « HADES » et mon rêve pris brutalement fin.

Tous les Chemins Mènent à Hadès…

C’est assez intéressant de voir à quel point Hadès (tout comme Perséphone) me guide en me plaçant comme sujet et parfois comme double de lui et de ce qu’il représente. La première fois que je suis venue chez lui en projection de conscience, il m’a assise sur son trône. Lors d’une méditation avec les Valkyries, pourtant rattachées à un autre panthéon ici encore, j’ai été conduite au Walhalla et un siège immense m’y attendait. Il y était gravé en grandes lettres « HADES ». Autre moment de mon parcours, autre Dieu : Je chemine avec Heimdall, Dieu nordique gardant le pont entre les mondes. J’ai rapidement reçu le conseil d’inclure Hadès dans le travail magique que nous étions en train d'accomplir. Décidément, mes aventures dans le nord me ramènent toujours dans le sous-sol grec… Sa tendance à me placer comme actrice, restant souvent dans l’ombre, est très caractéristique. C’est un Dieu qui se montre très peu. Même si je l’ai tout de même vu de nombreuses fois, il est fidèle à sa réputation sur ce sujet précis. On dit de lui qu’il ne sort quasiment jamais des enfers et qu’il est détenteur d’un casque magique le rendant invisible, même des Dieux. Cela explique sans doute pourquoi il me laisse souvent face à moi-même, me cédant le rôle de l’héroïne de l’histoire. C’est également un symbole très intéressant avec une portée symbolique et initiatique forte. Quand on descend dans les enfers avec Hadès, on est face à soi-même avant tout. Rien n’est facile ou mâché d’avance. On incarne sa propre souveraineté, on prend ses propres décisions, quitte à avoir le rôle du méchant.

Dieu Du Sous-Sol

Hadès est un Dieu qui est rattaché à de nombreuses notions sur lesquelles j’aime travailler. Tout d’abord, il est un Dieu d’ancrage. Mais alors D’ANCRAGE. C’est celui qui m’agrippe mieux que personne quand je me perche un peu trop. Son rattachement au sous-sol en fait un expert de l’élément terre. Il est également, bien évidemment, un guide de choix pour travailler sur la thématique de la mort et je l’aborde beaucoup pour tout ce qui a trait aux incarnations (notamment les transitions entre les incarnations, les voyages de l’âme, les descentes dans la matière,…). Dans cette notion de mort, il y a aussi le repos et je trouve chez Hadès un sanctuaire hors pair pour me ressourcer quand mon esprit tournicote un peu trop.

Protecteur et Révélateur

Dans ses aspects plus sombres, il est un Dieu protecteur qui ne déconne pas vraiment. Tout le monde le craint et j’ai pu tester la théorie sur les vivants comme sur les morts. Avant son arrivée, j’avais parfois des déboires avec des défunts qui me collaient un peu au cul. Ils voulaient parfois sincèrement de l’aide et souvent, ils voulaient juste faire chier les vivants. J’ai compris grâce à Hadès que j’avais le choix. Je pouvais me fermer à ces énergies. Travailler avec les morts est un choix, et parfois carrément une vocation. Je lis et vois beaucoup de témoignages de personnes accompagnant les morts dans la lumière. Je vais être catégorique : ça ne m’intéresse pas de me lancer là-dedans. Je ne veux pas travailler avec les morts. J’ai eu très peur d’eux pendant de longues années. Je subissais leurs apparitions étant gamine. A présent ma peur est partie, laissant place à une envie d’aider les vivants, un élan de vie, un vrai. Hadès m’a aidée à faire ce choix en pleine possession de mes moyens et de mon pouvoir. Une fois cette conviction solidifiée, j’ai pu commencer à travailler plus concrètement sur ma forteresse « anti-morts », bénéficiant du soutien d’Hadès et de Cerberus. J’ai pu constater depuis que les morts peuvent faire un peu de bruit au loin mais qu’ils claquent grave des fesses aux alentours de cette fameuse forteresse. Hadès ne permet à personne de rentrer ou sortir des enfers sans « autorisation spéciale ». Il faut être dans ses petits papiers pour aller et venir tranquillement. Et ça n’est pas accessible au premier esprit venu… De la même façon, Hadès aide à travailler sur la symbolique du deuil et du fait d’aller de l’avant. Il peut aussi bien enfermer dans les enfers qu’à l’extérieur de ceux-ci. Quand on n’est pas prêts à intégrer les notions de mort et de responsabilité qui vont avec, on reste coincé d’un des deux côtés.

Grand Dieu Initiateur


J’ai le sentiment qu’il est un Dieu que la mythologie a tenté de simplifier mais dont les véritables nuances demandent une profonde recherche, sur lui mais avant tout sur soi-même. Le fait qu’il s’efface et nous confronte à nous-même est signe d’un Dieu fortement initiateur et émancipant. D’autant plus de preuves à mes yeux concernant le choix de Perséphone…


Crédit image: Henrik Uldalen



3 commentaires:

  1. J'aime beaucoup Hadès, c'est d'ailleurs le nom que j'ai donné à mon chat tout gris !

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    1. J'adooore ce nom de chat! =D

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    2. Et si j'avais eu une femelle ça aurait été Lilith !
      Ce sont des entités que j'adore avec Azazel ^^

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