lundi 18 décembre 2017

Panthéon Personnel : Ma Gaïa

Dans la catégorie des divinités qui ne m’attiraient pas du tout et que je craignais peut-être un peu car j’estimais ne pas correspondre à leurs standards, Gaïa a sans doute la palme ! Je ne suis pas quelqu’un de super écolo/vegan/amie des bêtes/baroudeuse campagnarde… Je suis plutôt citadine (on va dire plus historiquement qu’idéologiquement), casanière, peu à l’aise en présence d’animaux (bien que super bienveillante envers eux), je prends des bains, je mange de la viande et tout et tout. Je me considère comme écologiquement assez médiocre, faisant le minimum syndical (recyclage, transports en commun, ne pas dégueulasser la nature,…) Le bon sens quoi mais pas prête à aller m’enchaîner à un arbre pour empêcher la déforestation ou faire signer des pétitions pour sauver les espèces en voie d’extinction. Et rien que d’énumérer tout ce que je ne fais pas m’emplit d’une énergie de culpabilité qui me gonfle au plus haut point. La culpabilité, c’est une des pires énergies à mes yeux et mon poil dans la main écolo me provoque toujours ce sentiment qui me fait me rabougrir et rouler des yeux. C’est là que vient la vision que j’avais de Gaïa : celle d’une Déesse qui ne s’intéresse qu’à la nature et aux animaux mais qui considère l’être humain comme un enfoiré destructeur à éradiquer ou, au mieux, à tout juste tolérer. L’apparition de cette Déesse à mes côtés m’a rappelé une chose : mes croyances limitantes ne sont que ça… Mes croyances limitantes ! Et rien ne sert de projeter mes a priori débiles sur les divinités. J’avais déjà eu le coup avec Aphrodite que je voyais auparavant comme une dinde écervelée et qui m’a donné une belle leçon de savoir aimer. Et je me rends compte que j’ai par la suite recommencé ce cirque avec Athéna, la considérant comme rigide et insensible… Alors quand Athéna vous parle d’Amour et qu’Aphrodite vous inspire l’essence d’une Déesse Sombre, vous pouvez aisément imaginer que Gaïa puisse s’intéresser à quelques êtres humains qui ne sont pas membres de Green Peace.



Une Mère

Je la voyais comme la caricature de Mère Nature. Elle est loin d’être une caricature. En revanche, elle est une Mère, une vraie. De celles qui veillent sur leurs enfants, les aiment et les élèvent. Elle est la Déesse de notre Terre, au point de se confondre avec la planète elle-même. Mais les hommes font partie de cette planète et sont tout autant Nature que les animaux et la végétation. Même nos putains d’i-phones sont en quelque sorte issus de la nature puisque même la chose la plus transformée et synthétique est issue, à un moment donné, de la nature, de la planète Terre. Cette culpabilité toute humaine que je ressentais, il fallait que je la comprenne et que je bosse dessus. Gaïa m’a rappelé que je ne pouvais effectivement pas être de tous ses combats et qu’elle n’attendait pas cela de moi. Elle me plaçait exactement là où j’étais, sur des problématiques humaines mais pas moins vivantes. Gaïa s’est présentée à moi comme « mère du vivant » et elle portait une grande robe sur laquelle nous nous tenions, nous humains… Elle avait une classe incroyable et portait en elle un poids, une connaissance lourde et sombre.

Une Déesse d’Ouverture Juste et d’Amour

Elle est très connectée à la notion d’Amour véritable. Elle est d’ailleurs venue à moi au même moment que Marie et je les trouve assez proches dans leur énergie archétypale. Elle est profondément nourricière et compréhensive sans jamais tomber dans le côté mièvre ou bonne poire (oh, pas du tout bonne poire…). Elle m’aide à m’ouvrir à ce fameux vivant de façon juste. Avec elle, on apprend à donner à ceux qui savent recevoir l’énergie vivante et elle aide à couper le robinet à ceux qui agissent activement contre elle. Elle est donc une déesse merveilleuse pour travailler sur l’énergie. Et elle permet aussi de recevoir ! Et ça, c’est un des grands maux de notre siècle. Il est tellement difficile de recevoir !

Une Déesse Aérienne

On rattache beaucoup Gaïa à l’élément Terre ce qui n’est pas erroné. C’est ainsi que s’appelle notre planète après tout. Cependant, elle représente, pour moi, tous les éléments, et, dans ma pratique personnelle, je le sens beaucoup plus dans l’élément de l’air que dans tous les autres. Peut-être est-ce dû au fait que pour me connecter à la terre, j’ai plus tendance à faire appel à la sagesse des enfers, du sous-sol, d’Hadès. Gaïa est, quant à elle, cette force nourrissante que je ressens dans l’air frais et revigorant.

Un Exemple de Parentalité Positive J

Gaïa est de ces Déesses omniprésentes et discrètes. Elle est toujours là et en même temps, je l’entends peu. C’est sans doute lié à sa nature. Elle m’accueille et me met en confiance, en lumière. Elle n’a pas besoin de me faire la morale ou me pousser pour que j’agisse. Elle fait partie de ces mères-là : de celles qui nous apprennent à nous connaître, nous accepter et agir au mieux de notre talent naturel. Quand on trouve son étincelle intérieure et qu’on s’emploie à la faire vivre, on ne peut qu’être un agent du vivant, un enfant de Gaïa.



Crédit image: Jimmy Lawlor




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