mercredi 2 mars 2016

Vies Antérieures 2 : Témoignage

Je vous parlais dans mon précédent article sur les Vies Antérieures des méthodes et moyens pour explorer ces vies. Parlons un peu des découvertes que vous pourrez faire avec ces méthodes. Aussi, je vous donnerai des exemples personnels pour illustrer mon propos. Rentrons dans le vif du sujet !

Commencer l’expérience

Vous avez réclamé des rêves, des visions, êtes entré en transe, avez trouvé un guide prêt à vous tenir la main pour une projection de conscience vers les annales akashiques, grande bibliothèque contenant toutes les mémoires du monde… Qu’allez-vous voir ? Aussi flous que soient les indices que vous glanerez, je vous suggère de noter les détails liés aux paysages, aux vêtements, à la météo, aux gens etc… Notez les sentiments que vous aurez pendant ces voyages intérieurs. Ce sont des mines d’or ! Tout ce que vous verrez est significatif. Il faut parfois du temps pour en extraire les explications.

Les rêves

J’ai personnellement expérimenté en premier la lettre à l’ange gardien sous l’oreiller avec une demande de recevoir des rêves m’aidant à comprendre ma vie actuelle à l’aide des vies passées. J’ai reçu pendant une semaine des rêves d’époques différentes dans lesquels je reconnaissais des proches malgré le fait qu’ils aient un physique complètement autre. J’ai vu mon reflet dans un miroir, mon visage différent, mon corps bien plus corpulent que dans cette vie actuelle. Je me suis sentie plus riche, plus pauvre, parfois « aristocratique », parfois « parvenue », parfois « roturière ». J’ai noté tout ce que j’ai vu : un patchwork de scènes par rapport auxquelles il est évidemment impossible de placer une date et un lieu précis, juste des suppositions. Mais le « où » et le « quand » ne sont finalement pas le plus important. Les sentiments éprouvés et les interactions avec les autres sont sans doute les choses qui m’ont le plus servi dans cette exploration. J’ai ressenti les liens d’attachement, le mari que l’on n’aime pas mais que l’on n’a pas choisi (dans lequel on reconnaît cette connaissance lointaine dont on essaye sans cesse de se débarrasser), la patronne despotique qui vous harcèle pour aller plus vite (dans laquelle on reconnaît sa chef au bureau !), la mère supérieure cruelle qui n’a de cesse de vous brutaliser (dans laquelle on reconnaît sa propre mère), le grand-père bienveillant mais distant avec lequel vous ne communiquez que par lettre (dans lequel on reconnaît son père actuel, absent pour cause de divorce), le père dévoué qui vous pardonne tout (dans lequel on reconnaît le conjoint), l’agresseur qui vous terrifie quand il vous emmène à l’écart de la famille (dans lequel vous reconnaissez le beau-parent)… J’ai ressenti le malaise de me faire payer des robes extravagantes par cet homme qui croyait pouvoir m’acheter, le désespoir de devoir travailler à la ville, ayant laissé ma vie à la campagne, l’affection pour le personnel de maison que je devais renvoyer, à contrecœur, pour cause de ruine soudaine, le bonheur simple de voir mes trois enfants courir dans l’herbe… Tous ces épisodes, décousus, sans lien apparent, représentant de nombreux « moi » différents. Mais chacun avec un message profond qu’il fallait décortiquer et analyser, m’approprier pour comprendre ce que j’allais pouvoir en faire dans mon quotidien.

La visite des Annales Akashiques

J’ai longtemps fonctionné ainsi, avec l’analyse des rêves pour comprendre ces vies. Mais j’ai ensuite eu envie de passer à la vitesse supérieure. Nephtys, la Déesse Égyptienne, est arrivée dans ma vie et a vite montré son lien avec la vie et la mort. Elle m’a proposé de me guider en projection de conscience vers les annales akashiques, endroit où se trouvent toutes nos archives. J’ai eu besoin de m’adapter à cet endroit, ayant le sentiment de chuter dans cette bibliothèque infiniment grande. Mais, bien guidée par Dame Nephtys, j’ai pu me concentrer sur mon but. Elle m’a tendu « mon livre ». En l’ouvrant, il était vide. Puis, des écritures sont apparues à une vitesse effrénée, en commençant par un nom. Mon nom. Celui de mon âme. C’est un nom que j’entends parfois en méditation quand les divinités s’adressent à moi. Et les écritures se sont changées en flashs. Similaires aux rêves mais en plus intenses, les sentiments exacerbés. Ce que j’ai vu m’a ouvert de nouvelles portes. Je me suis encore vue à différentes époques mais aussi et surtout dans des conditions incompatibles avec la vie terrestre telle que nous la connaissons. J’ai vu des paysages impossibles, des couleurs qui n’existent pas, j’ai vu comme un humain ne peut pas voir,… J’ai vu des races inconnues attaquer les hommes et les modifier. J’ai ressenti la nostalgie d’un autre monde qui avait été englouti. Puis la vie humaine « normale » a pris le dessus dans mes visions. Je me suis vue très distinctement en Egypte, prêtresse dans les temples, puis à divers endroits ressemblant de plus en plus à l’Europe. J’ai vécu comme une vieille guérisseuse solitaire dans les bois, j’ai subi les attaques d’hommes armés dans des villages inoffensifs où femmes et enfants se faisaient massacrer, et puis je me suis vue homme ! Un homme torturé, révolté, écrivant sans cesse, haïssant sa femme et sa condition bourgeoise… J’ai vu bien des vies et bien des souffrances. Et à chaque fois, des éléments expliquant mes intérêts actuels, mes talents, mes peurs,…

Les contours d’une vie précise

Suite à la visite des annales, j’étais beaucoup plus secouée qu’avec les rêves. Lors d’une exploration à l’aide des cartes, je demandais à Nephtys des signes, par curiosité, sur des vies dont il existe des archives ! Elle m’a gratifié d’un grand « OUI » presque effrayant… Les jours passant, je tombe sans cesse sur la même personne dans mes recherches internet. Avant de m’emballer, je demande à Nephtys si je suis sur la bonne voie. Le même « OUI » tonitruant. Je demande si je suis cette femme et là, on me suggère de bien réfléchir… Frustrée, je commence à fureter dans la vie de la femme en question. C’est dans une interview télévisée de la fin de sa vie que je reconnais sans équivoque derrière ce visage l’âme de quelqu’un de ma vie actuelle. Je décide alors de voir quel était l’entourage de cette femme. Il ne me fallut pas longtemps pour découvrir la photo d’une personne de son entourage, photo qui éveilla chez moi une nausée immédiate. Un sentiment aliénant m’a habitée toute la journée, me rendant incapable de poursuivre ma recherche. Il m’a fallu des mois pour me remettre à explorer les sources sur cette fameuse deuxième femme (appelons-la Juliette) que mes guides ont confirmé être ma vie antérieure immédiate (les dates concordant car Juliette est morte 5 ans avant ma naissance). Aujourd’hui, je continue doucement à en apprendre sur cette femme que j’ai été. Je vais doucement, trouvant le processus beaucoup plus bizarre que ce que je m’imaginais quand l’expérience n’était encore qu’un fantasme. Je me documente petit à petit et commence à bien cerner Juliette. Il me reste de nombreuses sources à voir sur elle mais je ne désire pas me perdre de façon obsessionnelle dans ce passé qui fait partie de moi mais qui n’est pas MOI. Je réalise que cette femme et moi sommes deux personnes différentes. Et cette découverte m’a aidée à mettre en perspective toutes mes vies antérieures. J’étais une personne différente à chaque fois. Ce n’était pas MOI dans ma vérité actuelle. Ainsi, j’ai décidé de faire appel à Juliette en invoquant son essence, puisqu’elle fait partie de moi sans être tout à fait moi. Je reçois en méditation et cartomancie des réponses très intéressantes pour guérir des parts de ma vie dans lesquelles Juliette a de précieux conseils, s’étant elle-même plantée parfois ou ayant eu des talents qui me sont totalement étrangers aujourd’hui !

Les autres mondes

Alors que faire des visions sur d’autres « mondes » aux contours incompatibles avec l’expérience humaine réelle ? J’avoue avoir mis cet élément de côté un temps, ne souhaitant rien forcer. La réponse m’est venue naturellement par les signes en travaillant avec le Dieu Dagon qui me guide depuis longtemps. Monsieur Dagon m’envoyait des « rêves », dans lesquelles je n’étais pas humaine et dans lesquels je ressentais tout comme si je ne rêvais pas. Les semaines passant, l’Atlantide n’a eu de cesse de croiser ma route. L’Atlantide ceci, l’Atlantide cela… Il est vrai que gamine, j’étais obsédée par ce continent mythique, je faisais des exposés dessus à l’école, je partais dans des envolées lyriques en parlant du rôle des femmes en Atlantide devant des profs qui devaient sérieusement se questionner sur ma santé mentale ou sur une éventuelle intoxication hallucinogène aux chocapics du matin… Et Dagon qui se met à mettre le sujet sur le plateau en mode «t’as toujours pas compris ???!!! ». J’avoue être parfois longue à la détente. L’Atlantide, OK. Je continue donc cette exploration vers cet « autre moi » encore plus étrange. Ma version atlante. Cette même version qui inspirait inconsciemment les exposés nébuleux de mon enfance. Alors est-ce une fin en soi de savoir que j’ai été atlante. Non, pas vraiment. Ce qui est intéressant c’est « pourquoi », « comment », et « j’en fais quoi ? ». Ainsi, je peux analyser que ma version atlante m’encourage à déchiffrer tout un tas de symboles, comme des énigmes qui m’aideront à aller dans le bon sens. Elle me montre que sa vie avait trop de « rouge » et qu’il fallait que j’amène du « bleu »… Elle me montre qu’elle veillait sur des gens mais qu’elle n’avait pas à vivre leurs malheurs avec eux. Elle me montre que la notion de féminin et de masculin, d’ombre et de lumière et d’équilibre est le cœur de tout mon schmilblick… C’est à moi de voir mais surtout de chercher à comprendre ! Car ce type de voyage intérieur n’est pas affaire de curiosité frivole mais de compréhension profonde de soi et du sens des événements.

La chute dans la matière

J’ai également « discuté » récemment avec l’Archange Samaël. Il m’a montré que j’étais beaucoup plus qu’humaine et qu’à chaque « étage » de chute dans la matière, il me rattrapait. Ainsi, j’ai pu me voir ressemblant à mes guides, puis chutant, ressemblant à l’Atlante, puis rechutant, ressemblant à moi… Plus je me transforme, de l’infiniment grand dont je viens, vers l’infiniment petit que je suis, plus les challenges changent. Je parle donc de chute dans la matière. Car nous venons de la source et nous allons vers la matière. Cependant, je n’y vois pas de notion de bien et de mal (notions simplistes qui me hérissent le poil). J’ai récemment utilisé la métaphore des poupées russes pour expliquer ma théorie selon laquelle nous sommes plus « grands » et nous chutons ou nous fractionnons pour expérimenter la vie terrestre (entre autres choses…). Ainsi quand je demande à mon ange gardienne si elle est moi, excitée par ma théorie, elle me répond « oui ». Ça fait reconsidérer qui nous sommes au-delà de notre petite existence. Et ça, c’est plutôt chouette… Mais au-delà de l’aspect fascinant de ces découvertes, demandez-vous toujours « pourquoi ? »…



Carte extraite de L'Oracle d'Isis



7 commentaires:

  1. un mot... PASSIONNANT !!!!!!!!!! non pas un, captivant ! intriguant !! c'est fou d'avoir réussi à pousser aussi loin et du coup avoir pu avancer ! je suis admirative !

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  2. oui c'est passionnant mais personnellement j'aurai tendance a me dire que ce que j'ai "perçu" (je n'aime pas dire "vu") est influencé par mon imagination, ce que je fantasme,espere,ou ce dont jai besoin, comment etre sure qu'on ne se fait pas de films, comment différencier les messages des simples reves... Des choses puissantes comme celles décrite ici j'en ai déja ressenti, et même regulierement a une certaine periode de ma vie (presque plus maintenant je ne sais pas pourquoi, sans doute trop contrariée par ma vie actuelle qui prend toute la place dans ma tête) ca me chamboulait longtemps après mais ne savait pas quoi en faire ni les interpreter, je cherchais des messages et puis finissait par me raisonner avec un "ce n'etait qu'un reve", je regrette de ne pas avoir tout noté a l'epoque, j'aurai aujourd'hui sans doute un tout autre regard dessus.
    En tous cas une nouvelle fois, merci Iria (et toutes vos autres^^) pour ce partage :)

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    1. C'est une interrogation tout à fait légitime. C'est là qu'intervient la première "règle", l'état d'esprit à adopter dans tout travail ésotérique: "et pourquoi pas?". Si l'on doute de soi sans cesse, on ne peut rien percevoir. Le doute est sain mais il doit impérativement être mis en sourdine.

      L'autre chose marquante est la différence énorme entre un rêve normal et un rêve "voyage". En règle générale on se réveille d'un voyage avec l'impression de ne pas avoir dormi, on a ressenti les choses avec une distinction aussi forte que si habituellement on ne faisait qu'écouter la radio et que là, on nous diffusait un film. Cette distinction vient une fois qu'on apprend à bien communiquer avec ses guides. On comprend quand ils nous répondent. Comme si on reconnaissait leur "voix". Et c'est très différent notamment parce qu'on a fait la démarche de demander à nos guides. Quand ils répondent, c'est presque trop fort et on a hâte que la démonstration soit terminée pour revenir dans une normalité reposante.

      Une autre chose importante est de demander à ses guides en croyant de tout son coeur qu'il y a vraiment un guide qui vous écoute et vous envoie des signes. Si cette démarche est initiée comme un test, tout est faussé. C'est très difficile de trouver cet équilibre. C'est pourquoi ce témoignage rassemble un travail de 6 ou 7 ans en tout. Les perceptions et compréhensions dont je fais mentions ne sont que celles qui font partie des voyages, rêves clairement identifiés comme des régressions, projections de conscience... Et c'est une infime partie de tous les rêves, nocturnes ou éveillés, que je peux faire au quotidien. C'est donc là une différence de poids. C'est une démarche active, un vrai travail.

      L'un des problèmes est cette société qui ne sait pas encourager l'intuition. Nous sommes pourtant tous connectés comme des dingues! Si on lâchait la barre du scepticisme, on se libérerait et on pourrait dévoiler nos perceptions.

      Des signes assez dingues arrivent quand on commence à lâcher prise. Comme le fait de regarder une review de livre qui fait mention de ma vie antérieure où un internaute étranger rédige "dans ta prochaine vie, Juliette, sois juste toi-même", review datée de l'avant veille... Avec un parallèle de fou dans ces quelques lignes avec ma vie actuelle. :)

      Quand on développe une bonne communication avec les guides, ça fuse! Maintenant, sans abuser, quand ça compte, je demande une chose et dans la semaine, j'ai la réponse. C'est donc là la base pour moi: établir un contact solide avec ses guides (peut-être un article à faire là-dessus?!! haha)

      Se faire confiance, développer une communication avec ses guides, être ultra patients... <3

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  3. Helas je suis le doute incarné lol, je remet toujours tout c'qui vient de moi en question, mais bon peut etre un jour... a force de vous lire^^

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  4. Bonjour
    J'ai découvert mes vies antérieures grâce à une psychothérapie que j'ai suivi pendant 10ans.
    Le gout d'inachevé et l'absence de réponse ou de chemin au terme de cette fabuleuse aventure m'a donné envi de me plonger dans mes intuitions que j'exprimais sans cesse sur le divan.
    Intuitions qui étaient déjà là au lycée, voir au collègue.
    Deux revenaient sans cesse, martelantes en certains endroits, et puis au fur et à mesure, comme pour un puzzle énorme, dont on ne peut saisir la construction sans regarder l'image finale, j'ai fini par faire des liens, si forts, que le doute n'avait plus sa place.
    Ainsi, j'ai découvert que ma mère actuelle était ma sœur jumelle dans une autre vie, mon compagnon actuel mon enfant-suicidé dans une autre vie.
    A partir de là, des peurs, des angoisses, et surtout des questions, ce sont stoppées net, du jour au lendemain, les rapports passionnels, fusionnels avec ces personnes se sont apaisés, et sont devenus plus sains.
    Dernièrement, j'ai découvert, en allant faire une retraite monastique d'un we, que j'avais été sorcière/ du moins une femme soigneuse, mais dissidente, et que probablement, un tribunal de moines m'avaient condamné et probablement tué.
    J'ai fais le parallèle d'avec d'autre faits, des curiosités intellectuelles, des intuitions fortes et lancinantes, et au bout d'un après -midi, et d'une nuit casi blanche par mal-être j'ai fini par prendre la porte du lieu. Au fur et à mesure que je m'éloignais, mes maux disparaissaient, et j'ai fini par dormir 12heures assurée d'avoir fait le bon choix et surtout d'avoir récupérer les clefs d'une vie antérieure. En tout cas, j'ai bien compris que ma voie n'est pas celle des communautés, ni des règles figées et rigides, encore moins d'une croix de bois sur un mur. J'y préfére l'intimité d'avec la Nature, le bois des arbres, et les odeurs campagnardes, une belle leçon également donc.
    Belle semaine, et gros bisous doux.

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    1. Merci pour ton témoignage! Tout comme toi, je suis allergique aux règles figées. Cassons le moule de ce monde pour en créer un nouveau! :)

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