lundi 16 novembre 2015

Je choisis l’Amour

Cette nuit-là, après avoir assisté à l’horreur sur les écrans, j’ai rêvé de Gaïa.

Je ne la connaissais pas encore. Je la croyais uniquement préoccupée par les problématiques écologiques, par la déforestation, par le réchauffement climatique, par les espèces en voie de disparition… Je ne la rattachais pas consciemment à la chose qui me (et nous) touche le plus urgemment : l’être humain.

Je croyais que se sentir connecté à Gaïa, c’était valoriser la nature et le règne animal plus que l’être humain. Voir ce dernier comme cet ennemi diabolique et avoir honte d’en être un soi-même. Dans l’extrême, ça aurait ressemblé à quelqu’un possédant une ménagerie toute entière chez soi, clamant préférer les animaux à ses congénères. Aimer ses chats plus que ses enfants. Militer pour le recyclage sans voir l’urgence humaine qui se joue et qui est, tout de même, la base de tout problème ici-bas. Culpabiliser le monde à longueur de temps avec des discours végétaliens pisse-froid… J’avais des a priori fleuris sur cette Déesse !

Mais cette nuit-là, j’ai rêvé d’Elle. Entourée de silhouettes menaçantes, se tenant debout, représentant ses enfants dans une droiture mêlant tristesse extrême et Amour inconditionnel. Pleurant ses enfants, l’humanité, face à l’horreur. J’ai découvert que Gaïa ne se préoccupait pas plus des bébés baleines que de nous. Son cœur se déchire de nous voir ainsi.

J’ai ressenti son Amour infini pour nous. Alors pourquoi venir me voir ainsi en rêve en un moment pareil ? Je reconnais avoir tendance à sombrer dans le pessimisme concernant l’être humain, nous considérant souvent comme de sinistres connards gonflés d’égoïsme et de névroses en tous genres. Je suis sacrément divisée intérieurement entre mon envie d’aider l’être humain à faire mieux et mon manque de confiance morbide en lui. Gaïa a ébranlé ces perspectives et m’a montré la compassion et l’Amour universel. C’est dans cet amour doux amer que j’ai pu voir le meilleur et le pire de l’être humain se jouer depuis le 13 novembre. Le meilleur car cet Amour ressort de ceux qui se connectent au Cœur du Monde. Le pire car la colère fait ressortir en nous la bête blessée qui cherche des coupables, des boucs-émissaires et des petites guerres à enflammer. Note pour plus tard : ne plus lire les commentaires sur les réseaux sociaux où la bêtise humaine n’a d’égal que son agressivité mortifère. Comment s’étonner de ce qui se joue à une échelle plus grande quand, sur ces petits théâtres sociaux, tous se sautent à la gorge, s’insultant, se pointant du doigt, dénonçant la haine en la propageant. Intelligent ! Mon récent besoin de faire confiance en l’être humain a été sacrément challengé !

Je reconnais mon écœurement mais choisis de donner du poids à ce qui va nous sortir du trou de haine dans lequel nous nous enterrons avec application. Je choisis l’Amour. Je choisis la solidarité. Je choisis de dépolitiser et dédogmatiser mes opinions et ne dédier mon énergie qu’à promouvoir la Paix. Je choisis de me tenir debout dans la droiture de cet Amour Inconditionnel. Cet Amour qu’Elle a pour nous, malgré tout ce que nous faisons contre Elle et tout ce que nous faisons les uns contre les autres.


J’ai ressenti l’horreur et je choisis l’Amour.


Carte extraite de l'Oracle des Vampires




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